Le divorce est une étape de vie qui nécessite un accompagnement juridique et un conseil à votre écoute. Le cabinet Lex Valorys, avocats en droit de la famille à Rochefort et à Surgères, vous présente les différentes procédures de divorce et leurs étapes clés.
Divorce : un avocat obligatoire et deux grandes voies
La représentation par un avocat est obligatoire pour toute procédure de divorce.
La loi prévoit deux grandes voies : le divorce amiable, engagé conjointement par les deux époux, et le divorce engagé à l’initiative d’un seul époux.
Le divorce amiable
Le divorce amiable nécessite un accord des époux tant sur le principe de la rupture que sur l’ensemble de ses effets : partage des biens, résidence des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire. Les actes sont rédigés en concertation par les conseils des deux époux.
Le divorce par consentement mutuel
Le divorce amiable peut être par consentement mutuel : la convention est signée en rendez-vous commun et enregistrée par le notaire. Chaque époux a son propre avocat. Le projet de convention lui est adressé par lettre recommandée et il dispose d’un délai de réflexion de 15 jours avant de pouvoir signer. La convention est ensuite transmise au notaire dans les 7 jours qui suivent la signature.
Cette voie sans juge n’est pas possible lorsqu’un enfant mineur, informé de son droit, demande à être entendu par le juge, ou lorsque l’un des époux fait l’objet d’une mesure de protection juridique.
Le divorce sur requête conjointe
Le divorce amiable peut également être engagé par requête conjointe, notamment lorsque l’immeuble commun n’est pas encore vendu.
Dans cette hypothèse, le juge rend un jugement de divorce, homologuant les accords intervenus, sans présence obligatoire des époux à l’audience.
Le divorce à l’initiative d’un époux
Lorsqu’un accord total n’est pas possible, ou qu’un seul des conjoints souhaite engager la procédure, il doit s’orienter vers un divorce judiciaire, prononcé par le juge aux affaires familiales.
Le juge peut homologuer les accords partiels et tranche les points de désaccord entre les deux époux.
Il existe trois fondements possibles pour ce type de divorce :
Le divorce accepté
Les deux époux sont d’accord sur le principe du divorce, sans en donner les motifs, et signent un procès-verbal d’acceptation du principe de la rupture, assistés de leurs avocats respectifs. Cette acceptation ne peut plus être remise en cause, même en appel. Le juge statue ensuite sur les conséquences du divorce si les époux ne parviennent pas à s’entendre.
Le divorce pour altération définitive du lien conjugal
Cette procédure peut être engagée unilatéralement lorsqu’il n’y a plus de vie commune depuis au moins un an au moment de la demande. La séparation se prouve par tout moyen : bail, factures, attestations de proches.
Le divorce pour faute
Un époux peut demander le divorce si l’autre a commis une violation grave ou renouvelée des obligations du mariage (par exemple : adultère, violences). La faute doit être prouvée et peut, dans certains cas, donner lieu à l’octroi de dommages et intérêts.
Consentement mutuel, divorce accepté, altération ou faute : quelles différences ?
| Critère | Consentement mutuel | Divorce accepté | Altération définitive | Divorce pour faute |
|---|---|---|---|---|
| Accord sur le principe | Oui | Oui | Non nécessaire | Non nécessaire |
| Accord sur les conséquences | Oui, sur tous les points | Non, le juge tranche les désaccords | Non, le juge tranche les désaccords | Non, le juge tranche les désaccords |
| Intervention du juge | Non : convention enregistrée par le notaire | Oui, juge aux affaires familiales | Oui, juge aux affaires familiales | Oui, juge aux affaires familiales |
| Condition clé | Délai de réflexion de 15 jours | Procès-verbal d’acceptation signé avec les avocats | Au moins un an sans vie commune | Faute grave ou renouvelée prouvée |
| Avocat | Un avocat par époux | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire |
Durée de la procédure et mesures provisoires
La durée de la procédure est variable : elle dépend de la voie choisie, du nombre de points de désaccord et de la complexité du patrimoine à partager.
Il est possible de solliciter des mesures provisoires pour organiser la séparation durant le temps de la procédure. Le juge aux affaires familiales les fixe lors de l’audience d’orientation, qui a remplacé l’ancienne audience de conciliation depuis le 1er janvier 2021. Elles peuvent notamment porter sur :
- la résidence séparée des époux et l’attribution du logement familial ;
- la résidence des enfants, le droit de visite et d’hébergement et la contribution à leur entretien ;
- une pension alimentaire au titre du devoir de secours entre époux ;
- la répartition provisoire du paiement des dettes et une provision pour frais d’instance.
Où divorcer quand on habite Rochefort ou Surgères ?
Pour un divorce judiciaire, le juge aux affaires familiales compétent est en principe celui du lieu de résidence de la famille, ou, si les époux vivent séparément, du lieu de résidence de l’époux chez qui résident les enfants mineurs. Pour les habitants de Rochefort, de Surgères et de leurs environs, il s’agit du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de La Rochelle.
Le cabinet Lex Valorys vous reçoit dans ses bureaux de Rochefort et de Surgères pour préparer votre dossier, puis vous représente devant le juge.
Les délais clés à connaître
Certaines étapes du divorce sont encadrées par des délais précis, fixés par le Code civil et le Code de procédure civile. Les connaître permet d’anticiper le calendrier de la procédure.
| Étape | Délai | Ce que cela signifie |
|---|---|---|
| Réflexion avant signature (consentement mutuel) | 15 jours | Chaque époux dispose de 15 jours après réception du projet de convention avant de pouvoir le signer. |
| Transmission au notaire | 7 jours | La convention signée est adressée au notaire dans les 7 jours suivant la signature. |
| Procès-verbal d’acceptation signé avant l’instance | 6 mois | Signé avec les avocats, il doit dater de moins de 6 mois au moment de la demande en divorce. |
| Altération définitive du lien conjugal | 1 an | Durée minimale de séparation des époux pour divorcer sans l’accord de l’autre. |
| Appel du jugement de divorce | 1 mois | À compter de la signification du jugement. |
Lexique : les termes clés du divorce
Qu’est-ce que le juge aux affaires familiales (JAF) ?
Le juge aux affaires familiales est le magistrat du tribunal judiciaire chargé des divorces et des séparations. Il fixe les mesures provisoires, homologue les accords des époux, tranche leurs désaccords et prononce le divorce.
Qu’est-ce que la prestation compensatoire ?
La prestation compensatoire est une somme versée par un époux à l’autre pour compenser, autant que possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans leurs conditions de vie respectives. Elle prend en principe la forme d’un capital et elle est fixée par les époux dans leur accord ou, à défaut, par le juge.
Que sont les mesures provisoires ?
Les mesures provisoires sont les décisions prises par le juge pour organiser la vie des époux et des enfants pendant la procédure de divorce : logement, résidence des enfants, pensions, dettes. Elles s’appliquent jusqu’à ce que le jugement de divorce soit définitif.
Conclusions
Divorce amiable ou divorce à l’initiative d’un époux : le choix de la procédure dépend avant tout du niveau d’accord entre les époux, sur le principe de la rupture comme sur ses conséquences. Dans tous les cas, l’avocat est obligatoire. Il vous aide à choisir la voie adaptée, à négocier les accords, à demander les mesures provisoires nécessaires et à défendre vos intérêts devant le juge aux affaires familiales. Le cabinet Lex Valorys accompagne les époux dans leur divorce, à Rochefort et à Surgères.
FAQ : divorce à Rochefort et Surgères
Oui. La représentation par un avocat est obligatoire pour toute procédure de divorce. Dans un divorce par consentement mutuel, chaque époux doit avoir son propre avocat. Selon ses ressources, chacun peut bénéficier de l’aide juridictionnelle. Les honoraires du cabinet sont présentés en toute transparence.
Oui, par consentement mutuel : les époux, chacun assisté de son avocat, signent une convention réglant toutes les conséquences du divorce, qui est ensuite enregistrée par le notaire. Ce n’est pas possible si un enfant mineur demande à être entendu par le juge ou si l’un des époux est sous mesure de protection.
La durée est variable. Un divorce par consentement mutuel est le plus rapide, avec un délai de réflexion de 15 jours avant la signature de la convention. Un divorce judiciaire dure plus longtemps, selon le nombre de désaccords et la complexité du patrimoine. Des mesures provisoires peuvent organiser la séparation dans l’intervalle.
Oui. Un époux peut demander seul le divorce pour altération définitive du lien conjugal, dès lors qu’il n’y a plus de vie commune depuis au moins un an au moment de la demande, ou le divorce pour faute, si l’autre a commis une violation grave ou renouvelée des obligations du mariage.
Pour un divorce judiciaire, c’est en principe le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de La Rochelle qui est compétent pour les habitants de Rochefort, de Surgères et de leurs environs. Le divorce par consentement mutuel, lui, ne passe pas devant le juge.
C’est une somme versée par un époux à l’autre pour compenser la disparité que le divorce crée dans leurs conditions de vie. Elle est fixée d’un commun accord ou, à défaut, par le juge, qui tient compte notamment de la durée du mariage, de l’âge, de la santé et des ressources de chacun.
Ce sont les mesures que le juge aux affaires familiales peut ordonner pour organiser la séparation pendant la procédure : attribution du logement familial, résidence des enfants, pension alimentaire, contribution à l’entretien des enfants ou répartition du paiement des dettes.
Il peut, dans certains cas, donner lieu à l’octroi de dommages et intérêts à l’époux victime, en réparation du préjudice causé par la dissolution du mariage ou par le comportement fautif de l’autre. La faute doit toujours être prouvée.
Testez vos connaissances sur le divorce
1. L’avocat est-il obligatoire pour divorcer ?
- A) Non, jamais
- B) Seulement pour le divorce pour faute
- C) Oui, pour toute procédure de divorce
- D) Seulement s’il y a des enfants
2. Quelle est la durée minimale de séparation pour un divorce pour altération définitive du lien conjugal ?
- A) 6 mois
- B) 1 an
- C) 2 ans
- D) 3 ans
3. Dans un divorce par consentement mutuel, qui enregistre la convention ?
- A) Le juge aux affaires familiales
- B) Le maire
- C) Le notaire
- D) Le greffe du tribunal
4. De quel délai de réflexion dispose chaque époux avant de signer une convention de divorce par consentement mutuel ?
- A) 48 heures
- B) 7 jours
- C) 15 jours
- D) 1 mois
5. Quel divorce suppose que les deux époux soient d’accord sur le principe de la rupture, sans en donner les motifs ?
- A) Le divorce accepté
- B) Le divorce pour faute
- C) Le divorce pour altération définitive du lien conjugal
- D) La séparation de corps
Sources
- Service-Public.fr — Divorce par consentement mutuel
- Service-Public.fr — Divorce par consentement mutuel : convention déposée chez un notaire
- Service-Public.fr — Divorce accepté (acceptation du principe de la rupture du mariage)
- Service-Public.fr — Divorce pour altération définitive du lien conjugal
- Service-Public.fr — Divorce pour faute
- Service-Public.fr — Prestation compensatoire

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